« Killing Marketing », de Robert Rose et Joe Pulizzi

Killing Marketing: How Innovative Businesses Are Turning Marketing Cost Into Profit Couverture du livre Killing Marketing: How Innovative Businesses Are Turning Marketing Cost Into Profit
Joe Pulizzi, Robert Rose,
Business & Economics
McGraw Hill Professional
8 September 2017
272
Personnes intéressées par le marketing de contenu
Initié
Anglais

Les + : thèse audacieuse

Les - : difficilement généralisable, définition du marketing très (trop ?) large,  moins utile pour l'entrepreneur que les ouvrages précédents

 

Robert Rose et Joe Pulizzi sont à l’origine du Content Marketing Institute. Je ne rate aucun de leurs livres, et je me devais de lire celui-ci, qui est le dernier en date.

La thèse du livre est la suivante : le marketing coûte cher et le retour sur investissement est impossible à évaluer directement. Et si au lieu d’être un coût, le marketing devenait une source de profit direct ?

Les auteurs prennent la formule de Philip Kotler (célèbre spécialiste de marketing) au pied de la lettre : « créer, communiquer, et offrir de la valeur à une cible en réalisant un profit ». Dans la nouvelle interprétation, le profit est immédiat et non différé.

Pour cela, les entreprises doivent devenir des médias à part entière et monétiser leur contenu. À terme, nous assisterons même à une fusion des deux modèles : les médias vendront des produits et services, les entreprises deviendront des médias.

Donc le marketing traditionnel n’existe plus car on l’a remplacé par autre chose. D’où le titre killing marketing (tuer le marketing).

Voilà pour les grands principes. Les auteurs expliquent au long du livre comment se constituer un public et en tirer des revenus. Ils reprennent bien évidemment les stratégies qui ont fait leurs preuves dans le marketing de contenu : commencer par un public précis, sur une plate-forme principale, publier du contenu pertinent avec régularité.

J’avoue éprouver une certaine perplexité devant cet exposé. Premièrement, parce qu’il me semble que ce modèle est encore plus difficile à généraliser que celui du marketing de contenu. Deuxièmement parce que je trouve que leur définition du marketing est trop large (c’est il me semble fréquent chez les Américains : relations publiques, communication, publicité, tout est du marketing). J’adore le principe et les méthodes du marketing de contenu, mais je ne peux pas m’empêcher de trouver ce terme inapproprié.

Si je dois retenir une chose de ce livre qui soit utilisable par un entrepreneur, c’est l’importance de l’audience (du public), qui fait l’objet du deuxième chapitre.

Ils ont pensé à moi (j’aime bien les formules et moyen mnémotechniques) avec les 4 C, que doit générer une audience. Cela aide à se rappeler que cette audience est un atout, un capital, un actif.

« Plus de contenu ne veut pas dire plus de capital. Le capital c’est l’audience (le public), et le contenu est ce qui vous permet d’accumuler ce capital. »

Autrement dit, ce qui a le plus de valeur (comme source de profit) c’est votre public fidèle et pas vos articles.

Voilà pour ce bref compte rendu. Et vous ? Avez-vous lu Killing Marketing ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

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