Petit lexique du marketing digital et du référencement pour les rédacteurs et blogueurs débutants

Que l’on soit rédacteur web, blogueur, ou animateur d’un quelconque site web, même modeste, on se doit  de connaître un minimum de termes techniques liés au marketing et au référencement.  Sinon, on ne comprend pas la moitié de ce qui se dit dans les articles qui traitent de ces sujets, et l’on risque de passer à côté d’informations indispensables pour développer sa présence en ligne.

Voici donc une vingtaine  de termes indispensables par ordre alphabétique :

Attention : ce sont mes définitions. Certains ne seront pas d’accord avec ma définition de prospect et de lead (mais je pense quand même que j’ai raison). Des glissements de sens se sont produits  dans certains secteurs qui compliquent la tâche de l’apprenti marketeur.

 

Ancre d’un lien : c’est tout bêtement le texte du lien.

S’il y a un mot-clé dans l’ancre du  lien qui pointe vers votre site, c’est plus intéressant qu’un mot neutre comme dans  « lisez ce super article ».

Autorité : indice de qualité d’une page ou d’un domaine établi par la société MOZ et dépendant notamment du nombre de liens entrants (voir plus bas). Plus l’autorité d’une page ou d’un site est élevée, plus il est intéressant de recevoir des liens de cette page ou de ce site.

Contenu : tout ce qui enrichit votre site web et les pages de vos réseaux sociaux (textes, infographies, vidéos) et contribue à intéresser votre public.

On peut produire du contenu TOFU, MOFU ou BOFU (voir au bas de la définition de l’entonnoir de vente).

Contenu dupliqué : contenu identique d’une page à l’autre sur le même site ou d’un site à l’autre (ce dernier cas est beaucoup plus problématique).

Content spinning : plagiat. Pratique hélas répandue consistant à plagier un article en modifiant les tournures de phrase et le vocabulaire pour que Google ne se rende pas compte qu’il s’agit en réalité de contenu dupliqué.

Entonnoir de vente : représentation imagée de la diminution croissante du nombre de personnes au fur et à mesure du  parcours du client, du stade de prospect (futur client) à celui de client.

En clair : vous avez beaucoup de clients potentiels, dont un certain pourcentage vous connait, dont un certain pourcentage est intéressé, dont un certain pourcentage va devenir votre client.

Il existe d’innombrables version de l’entonnoir en fonction du secteur et du type de clients (entreprises à entreprises (B2B) ou entreprise à particulier (B2C)).

Entonnoir de vente
Entonnoir de vente calé sur le modèle AIDA (cf plus bas) trouvé sur Wikipedia. Je ne suis pas du tout d’accord avec la portion congrue accordée au prospects.

Ce modèle de l’entonnoir est ancien et remis régulièrement cause, car il est simpliste. En effet le client potentiel qui évolue sur le Web effectue des allers-retours entre plusieurs marques, et entre le mode réel et le monde en ligne.

Le modèle de l’entonnoir est toutefois bien commode et encore très utilisé pour créer son contenu. On crée en effet différentes quantités et qualités de contenu en fonction de la position du lecteur dans l’entonnoir.

Le haut de l’entonnoir (funnel en anglais) est appelé TOFU (top of the funnel). Le milieu (middle) est appelé MOFU et le bas (bottom) BOFU. On parle par extension de contenu TOFU, MOFU et BOFU. Logiquement on produira beaucoup de contenu TOFU.

Ces termes sont souvent employés en inbound marketing :

Inbound marketing : production de contenu en masse (surtout textuel) pour attirer les futurs clients sur son site grâce aux moteurs de recherche. Ils sont ensuite dirigés dans l’entonnoir de vente grâce à des logiciels comme Hubspot.

Inbound veut dire entrant (l’internaute est attiré vers le site de la marque) par opposition aux campagnes classiques sortantes ou outbound. Le terme d’inbound marketing a été créé par le  fondateur de la société Hubspot.

L’inbound marketing  permet de diminuer le budget publicitaire puisque le futur client tombe sur le site dans les résultats de recherche de Google. L’inbound marketing fonctionne moins bien (voir à l’article sur le Content Shock) depuis que tout le monde fait du content marketing (lequel n’a jamais dédaigné la publicité).

L’inbound marketer est le roi du TOFU. Un peu comme le content marketer (voir plus bas).

inbound or outbound

Lead :  terme anglais pour contact commercial.

À la base, ce terme désigne une piste à explorer, en  l’occurrence un nom et d’un e-mail. Si c’est un client potentiel, c’est aussi un prospect. Si vous avez beaucoup d’informations sur ce prospect (catégorie socioprofessionnelles, coordonnées complètes, etc.) on dit que c’est un « prospect qualifié ».

Si vous avez des abonnés à votre newsletter, vous avez des leads.

Lead nurturing : envoi de contenu généralement par mail à un contact commercial afin de garder… le contact, de lui apporter des informations, etc. dans le but d’arriver au final à une vente.

Certains emploient l’horrible expression franglaise, « nurturer les leads ». Par pitié, ne les imitez pas.

Liens entrants ou backlinks : tous les liens qui pointent vers votre site.

Ils vous font remonter dans les résultats de recherche surtout si le site émetteur est de qualité, que le thème de la page émettrice est voisin et qu’il y a un mot clé lié à votre page dans l’ancre du lien.

Lien sponsorisé : peut désigner en fonction du contexte : soit un lien obtenu en payant un rédacteur ou un blogueur pour avoir un lien sur son site, soit un lien obtenu en payant Google pour apparaître dans les résultats de recherche.

Marketing de contenu (content marketing) : production de contenu pour fidéliser un public, créer une relation de confiance, et ainsi acquérir de nouveaux clients ou en conserver d’anciens.

C’est la mode actuelle. Elle est autant responsable que celle l’inbound marketing de la survenue du content shock, qu’elle a amplifié.

Peut-être faites-vous du marketing de contenu sans le savoir ?

Dans les fait le marketing de contenu se rapproche de l‘inbound marketing, mais est plus englobant et moins technique. Pour en savoir beaucoup plus sur le marketing de contenu lire : les définitions du marketing de contenu.

Micro-moments : tous les moments déterminants où un client potentiel fait une recherche sur son smartphone pour satisfaire un besoin immédiat et où il faut pouvoir lui offrir un contenu approprié.

Pour en savoir plus lisez mon résumé du guide Google des micro-moments (un peu long mais instructif).

Modèle AIDA : Attention (awareness), Intérêt, Désir, Action : stades par lequel est censé passer le futur client au cours de son parcours dans l’entonnoir.

Il y a pleins de modèles issus d’AIDA (qui a plus d’un siècle). Le marketing de contenu et l’inbound marketing sont basés sur AIDA et ses dérivés.

Optimisation « on page » : encore un anglicisme… optimisation d’une page, souvent d’un article pour le référencement dans les moteurs de recherche. Par opposition au « off page », qui concerne les liens entrants et les citations sur les autres sites.

L’optimisation de la page comprend l’utilisation  des bons mots-clés, l’optimisation des images, des balises, etc.

Persona : personnage imaginaire pour lequel le rédacteur peut imaginer écrire lorsqu’il vise une catégorie particulière du public du site internet.

Les persona ont un nom, un prénom et des loisirs comme dans la vraie vie.

Voici Kyle Fischer, un acheteur potentiel de grosses voitures (source Daniel Elzans)

Sample User Persona Drake Motors Ltd

Prospect: anglicisme désignant un client potentiel.

Il peut être « froid » (il ne sait même pas que vous existez et n’a pas atteint le stade « attention »), «tiède» (il envisage d’acheter vos produits ou services) ou «chaud» (il va sans doute passer à l’acte d’achat). Normalement vous avez dû comprendre tout seul que le prospect chaud se situe  en bas de l’entonnoir.

Référencement naturel ou SEO : acronyme anglais signifiant « Search Engin Optimisation » : les techniques de référencement qui permettent de se passer de la publicité sur les moteurs de recherche. Par opposition au SEA (voir plus bas)

Résultats organiques : anglicisme désignant les résultats affichés naturellement par les moteurs de recherche, c’est-à-dire en enlevant tous les résultats payant (dit parfois sponsorisés).

Vous vous souvenez que l’objectif de l’inbound marketer (et aussi du content marketer) est d’obtenir un maximum de pages bien positionnées dans les résultats dits organiques.

SEA : acronyme anglais signifiant « Search Engin Advertising » soit « publicité dans les moteurs de recherche». Cela consiste à payer Google ou Bing pour apparaître dans les résultats de recherche.

SERPS : acronyme anglais signifiant « Search Engine Result Pages » soit « page de résultat des moteurs de recherche ».

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Voilà il me semble qu’avec ça vous êtes paré pour lire la plupart des articles sur le marketing digital et le référencement.

Si vous pensez qu’il faudrait ajouter une définition (absolument indispensable à l’arrière grand-mère de l’image d’en-tête) n’hésitez pas à me le faire savoir.

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